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mardi 9 août 2016

Japon, Hiroshima.

     Aujourd'hui, je reçois une carte rare et pleine d'histoire. Il y a malheureusement des histoires tristes ! Celle-ci raconte l'histoire d'Hiroshima au Japon. Sur cette carte, nous pouvons voir les ruines du Genbaku Dome, l'un des seuls bâtiments à ne pas avoir été entièrement détruits par la première explosion atomique de l'histoire.
      Je ne suis pas professeure d'histoire mais voici une petite rétrospective. 
     La deuxième guerre mondiale fait rage depuis 1939. Les États-Unis et le Japon sont en guerre depuis décembre 1941. Et si le texte suivant extrait de la Vérité littéraire vous apprenait ce qu'on ne vous apprend pas en cours d'histoire ? Lisez plutôt

"Le verbe mokusatsu a, paraît-il, quatre sens différents en japonais :
- prendre note de quelque chose,
- traiter quelque chose par un silence méprisant,
- passer quelque chose sous silence,
- et rester sagement dans l'expectative (je traduis de l'anglais). Un verbe subtil, comme on voit, dont la polysémie trop riche serait à l'origine du bombardement de Hiroshima, c'est du moins ce que je lis dans le Bulletin d'information de l'Association des traducteurs littéraires de France, sous le titre : « L'erreur de traduction la plus tragique de l'Histoire. » En juillet 1945, les chefs alliés réunis à Potsdam adressent un ultimatum au Japon, en stipulant que « toute réponse négative entraînera une destruction immédiate et massive. » Désireux sans doute de gagner du temps, le premier ministre Suzuki répond aux journalistes qui l'assaillent de tous côtés : mokusatsu, ce qui dans son esprit peut signifier qu'il prend note de la chose, mais ne fera pas de commentaires pour l'instant. Aussitôt les agences de presse internationales publient des dépêches d'où il ressort que le gouvernement japonais traite l'ultimatum par le mépris et ne juge même pas bon d'y répondre. Furieux, les Américains décident alors le châtiment suprême, et dix jours plus tard, ils larguent sur Hiroshima la première bombe atomique de l'Histoire. Le traducteur français qui rapporte cet incident mémorable observe avec bon sens que si, en l'occurrence, les interprètes sont les premiers fautifs, c'est en fin de compte sur Suzuki que pèse la plus lourde responsabilité : dans des circonstances aussi graves, il aurait pu choisir un mot moins ambigu que ce mokusatsu dont il connaissait forcément l'épineuse subtilité. Il aurait pu, certes, mais étant donné les sentiments qu'on est en droit de lui supposer, mokusatsu n'était-il pas le verbe le plus indiqué pour dire tout à la fois et son désir de temporiser, et son ressentiment à l'égard des vainqueurs, qu'il ne pouvait pas exprimer plus clairement ? Mais dans ce cas il n'y aurait pas à proprement parler de contresens : mus par une hostilité plus ou moins consciente en face de l'ennemi, les interprètes ont retenu des quatre acceptions possibles du mot précisément celle que Suzuki, plus ou moins consciemment lui aussi, avait choisi de faire passer sous le couvert de son silence." (Marthe ROBERT, La Vérité littéraire, Grasset, 1981, p. 113).
     C'est ainsi que les États-Unis orchestrent deux bombardements atomiques, l'un sur Hiroshima (06 août 1945), l'autre sur Nagasaki (o9 août 1945). Et comme si un bombardement à l'arme atomique ne suffisait pas, la bombe elle-même a été soigneusement recouverte de signatures et d'injures à l'adresse des japonnais. Les 75 000 personnes tuées sur le coup, les 50 000 autres personnes mourant dans les semaines suivantes (le nombre total de morts reste aujourd'hui encore imprécis mais  il est de l'ordre de 250 000) n'auront pas lu ces mots haineux mais elles en mourront. 
      Hiroshima fut entièrement reconstruite après la guerre et à l'initiative de son maire, Shinzō Hamai, elle fut proclamée Cité de la Paix par le parlement japonais en 1949.
      Le 06 août 2015, le Japon a commémoré les 70 ans de la tragédie d'Hiroshima, ville devenue un symbole du pacifisme. 
      Le premier ministre japonais, Shinzo Abe, a prononcé à cette occasion un plaidoyer contre l’arme nucléaire :
     « En tant que seul pays frappé par l’arme atomique (…) nous avons pour mission de créer un monde sans arme nucléaire. Nous avons la responsabilité de faire comprendre l’inhumanité des armes nucléaires, à travers les générations et les frontières. ». N'est-il pas surprenant que ce discours soit énoncé par le premier ministre japonais ? Qu'énoncent les descendants des utilisateurs de cette arme atomique ? 
      Le maire d'Hiroshima, Kazumi Matsui, a demandé quant à lui de supprimer les armes nucléaires, « le mal absolu ». 
      C'est en mai 2016, 71 ans après l'explosion de la bombe atomique, que le président américain Barack Obama se rend à Hiroshima pour rendre hommage aux victimes en marge d'une réunion du G7 qui se tenait au Japon. C'est le premier président américain en exercice à se rendre au Parc de la Paix. Cette visite a créé la polémique aux États-Unis, notamment parmi les vétérans de la Seconde Guerre mondiale qui s'étaient battus contre l'armée japonaise. Le jour où tous les hommes, peut importe leur origine, leur particularité, leur histoire, leur passé,  se tiendront main dans la main prêt à s'entraider n'est malheureusement pas encore arrivé ! 

     L'expéditrice de cette carte m'a aussi fait partager les paroles d'une chanson de Claude Nougaro (Il y avait une ville) tout à fait à propos. Les voici : 

"Que s'est-il passé ?
J'y comprends rien
y avait une ville
et y a plus rien

Y a plus rien qu'un désert
de gravats, de poussière
qu'un silence à hurler
à la place où il y avait
une ville qui battait
comme un cœur prodigieux
une fille dont les yeux
étaient pleins du soleil de mai". 

     Merci à l'expéditrice de cette carte postale, Rita. Nous partagions une passion pour la danse, nous partageons dorénavant une passion pour les voyages... réels pour Rita et virtuels pour moi !

mercredi 9 mars 2016

Afrique du Sud : Animaux.

     En mars 2016, j'avais reçu cette magnifique carte postale d'Afrique du Sud. J'avais déjà 6 cartes de ce merveilleux pays à la Nation Arc-en-Ciel. Les cartes en ma possession étaient d'ailleurs riches en couleurs. Quelle n'a pas été ma surprise de recevoir cette carte originale puisque les animaux de la savane semblent s'être vêtus d'un manteau d'hiver. Ah ! La magie des montages photographiques. La disparition des couleurs met en relief la richesse des motifs de ces animaux d'Afrique : c'est alors une conjugaison de taches, de pelages unis, de marbrures, de zébrures, etc. 
     Encore 3 cartes de ce pays et je pourrai créer un album spécifique pour l'Afrique du Sud. Allez ! Qui rendra hommage au pays de Mandela
     Merci à Patricia qui ne manque jamais de m'envoyer une carte postale de ses voyages pour me faire plaisir !

jeudi 17 décembre 2015

Royaume Uni : Londres et Paris !

     Je reçois ce jour une carte du Royaume Uni, plus précisément de Londres qui associe (sans difficulté) Londres et Paris. C'est une affiche publicitaire de compagnies de transports. Derrière, il est écrit que tout voyageur venant de n'importe où depuis l'Europe doit visiter ces deux grandes villes que sont Paris et Londres. 
     L'expéditrice de la carte a aussi noté une citation de Samuel Johnson (1709-1784) : " Quand un homme est fatigué de Londres, il est fatigué de la vie car on trouve à Londres tout ce que la vie peut se permettre". L'expéditrice trouvera à Londres du rêve et de la danse (elle va y faire ses études en danse classique et contemporaine dans une prestigieuse école de danse). Je lui souhaite de réaliser tous ses magnifiques rêves ! Pour ma part, j'ai eu l'occasion de visiter (avec mon époux) Londres : c'était entre Noël et le jour de l'an. Je suis assez d'accord pour dire que Londres est la ville qu'il faut avoir visitée une fois dans sa vie avec Paris. Entre Paris et Londres mon cœur balance ! Ce dont je me souviens de Londres en vrac : 
     - sa cuisine (qui est très bonne malgré ce que les mauvaises langues peuvent en dire...), 
     - China Town, 
     - le Medieval Banquet (souper auquel il est possible de se déguiser en nobles. Le repas est servi dans un décors incroyable : on se croirait dans une taverne du Moyen Age et il y a des musiciens, des danseuses, des jongleurs et des cracheurs de feu ! Les plats sont servis dans des "chaudrons" placés au centre des grandes tablées, la bière et les victuailles sont à volonté !), 
     - les monuments, 
     - The Monument (nous avons gravi les 311 marches de l'édifice !!!), 
     - les châteaux (Tower of London), 
    - les musées (par dizaines dont le Churchill  Museum ainsi que le Madame Tussaud...), 
     - les bus, les croisières sur la Tamise, 
     - le Tower Bridge
     - le London Brigde Experience (attraction terrifiante !), 
     - le navire HMS Belfast
    - le Royal Albert Hall (de la visite guidée tantôt en anglais (et je suis absolument NULLE en anglais) tantôt en français, j'ai retenu un mot que je trouve magnifique (ne cherchez pas pourquoi...) : mushroom = champignon !!!), 
     - les Églises et les cathédrales (Saint Paul est sublime), etc. 
     Vous voyez que mon mari et moi avons eu soif de découvrir Londres... Et pourtant, nous n'avons pas tout vu ! 
     Si je ne devais garder qu'un seul souvenir mémorable de Londres ce serait la contemplation d'un tableau au musée de la Tate Britain : Ophélie, peinte par John Everett Millais en 1851-1852. Cette toile représente Ophélie, un personnage de William Shakespeare, chantant juste avant sa noyade. J'avais produit une travail sur cette œuvre lors de mes études de philosophie et j'ai véritablement savourer cet instant de contemplation. J'adore cette toile. Elle me parle véritablement ! 
     Enfin, si je devais garder un souvenir beaucoup moins mémorable de Londres ce serait le fameux pudding christmas... Je ne dirais rien pour ne pas vexer ceux qui aiment ce dessert mais ayant goûté une fois, je ne réitèrerai pas l'expérience ! 
     Je remercie l'expéditrice de cette carte, Lara qui va terriblement me manquer d'ici quelques semaines. Peut être (ou certainement...) que je retournerai un jour à Londres pour admirer cette danseuse prometteuse évoluant sur les planches londoniennes !


mardi 1 septembre 2015

Suède, Stockholm.

     J'ai reçu ici ma 4ème carte postale de la Suède : Stockholm. C'est la capitale mais aussi la plus grande ville de Suède. Au bord de la mer Baltique, cette ville prend place sur 14 îles. La ville est à 30 % composée des eaux du lac Mälar et de la mer Baltique. 57 ponts permettent de relier les différents quartiers.
     La vieille ville et ses étroites ruelles se situe principalement sur l'île de Stadsholmen. Il est possible d'y visiter de nombreux lieux d'intérêt : le palais royal, la maison de la noblesse, le musée Nobel, l'église allemande.
     Djurgården, une autre île de Stockholm, rassemble les principales attractions touristiques de la ville : le musée Vasa, le musée nordique, le musée ABBA, le parc d'attraction de Gröna Lund ainsi qu'un grand parc.
     Södermalm est un quartier très animé où se trouvent mêlées de nombreuses discothèques et de nombreuses églises. Musique et foi se retrouvent ainsi réunies !
     Stockholm a par ailleurs été capitale européenne de la culture en 1998. Rien de surprenant avec sa centaine de musées, ses deux orchestres de renom (l'orchestre philharmonique royal de Stockholm et l'orchestre symphonique de la radio suédoise) et la désignation de « Capitale Européenne du Sport » pour l'année 2002.
     Cette ville a aussi su accueillir René Descartes (1596-1650) et elle a été le témoin de ses derniers instants en 1650.  
     Je remercie très chaleureusement ma collègue Patricia qui participe toujours avec sincérité, bonheur et joie à mon projet de voyage virtuel par cartes postales.

lundi 31 août 2015

Pays Bas, Kinderdijk.

     Je reçois ce jour une nouvelle carte : Les moulins à vent de Kinderdijk sont l'un des sites touristiques les plus connus des Pays-Bas. Les expéditeurs de la carte m'indiquent que la photographie me présente 4 des 19 moulins présents sur ce site qui fait partie du patrimoine mondial de l'humanité de l'UNESCO depuis 1997. 
     Quand je vois des moulins, je m'imagine tout de suite que les hommes utilisent la force de l'eau ou du vent pour fabriquer de la farine. Ici, ce n'est pas le cas. Kinderdijk est situé dans un polder c'est-à-dire que les terres étaient originairement situées en-dessous du niveau de la mer. Celles-ci ont été drainées, protégées par des digues et les moulins servent à drainer l'eau qui s'infiltre dans les terres. Il ne faudrait pas que les eaux reprennent possession des lieux !
     Ce qui m'a interpellé aussi c'est le nom du village : Kinderdijk. Quel lien avec des enfants ? Plusieurs histoires circulent au sujet de l'origine du nom du site. La légende énonce  l’inondation de la Sainte-Élisabeth du 18 au 19 novembre 1421. Les flots auraient englouti près de 60 villages. La légende rapporte qu’un chat, au milieu des vagues déchaînées, aurait réussi à maintenir en équilibre un bébé dans son berceau. La digue sur laquelle le berceau se serait échoué a été nommée Kinderdijk, la digue de l’enfant. Légende ou histoire vraie, je prends le chat et l'enfant et je les associe bien volontiers à ce village des Pays Bas. Tant pis : pour la farine et le pain, je repasserai. 
     Je remercie une ancienne élève Déborah ainsi que son mari Bastien.

vendredi 21 août 2015

Japon, Kyoto.






     Avec cette carte postale, je reçois un peu du Japon pour la deuxième fois. La première carte était de Hakone, celle-ci est du Kyoto
     Maintenant,  j'ai donc le Kinkaku-ji - le temple du pavillon d'or. Ce bâtiment idéalement situé dans le jardin du temple est recouvert d'or pur. Je ne savais pas que de telles merveilles architecturales recouvertes de métal précieux existaient de part le monde. Qu'il doit être magnifique de contempler une fois en sa vie les rayons du soleil caressant les parois d'un tel bâtiment. Cela doit être éblouissant. De l'or dans un écrin de verdure semblant presque flotter sur des eaux d'un calme ataraxique ! Il me semble que la simple contemplation de la carte postale m'apaise déjà de tout mes tourments. Qu'est-ce que ça doit être de le contempler en vérité ! Il me semble que tout les tourments de la terre et de l'univers doivent être apaisés en ce lieu de recueillement ! Ah ! Que le Japon peut être surprenant. 
     Merci à Marjolaine, surprenante collègue qui est à elle seule un véritable rayon de soleil et merci à Christophe, tout autant surprenant collègue.

vendredi 14 août 2015

Ile Maurice.

     Et voilà ma dernière carte postale de l'Ile Maurice. Cette fois, c'est de l'amour, de la passion, de la vie, de l'énergie, etc. que je reçois avec tout ce magnifique rouge ! Cet arbre si flamboyant est tellement resplendissant que je m'imagine bien faire une sieste juste en dessous. Le chant de l'oiseau accompagnerait mes songes. Et si le besoin de boire se faisait sentir, je prendrai alors une poignée de letchis fraîchement achetés au marché et attendant depuis dans mon sac. Ah ! Les litchis ! Ces fruits surprenant qui sentent la rose et qui laissent s'écouler leur jus sur les doigts des plus gourmands. 
     Je remercie ma très chère amie Michèle ainsi que sa fille Isaline pour cette carte postale.


lundi 2 mars 2015

Emirats Arabes Unis, Dubaï.

     Avec cette magnifique carte postale, c'est un nouveau pays que je reçois : les Émirats Arabes Unis.
     Dubaï semble être une ville surprenante : il semble y avoir  plus de 3 voies de circulation sur chaque portion de route ! Les monuments semblent caresser les cieux. 
     Au centre de la carte, le gratte ciel en forme de flèche est la Burj Khalifa (appelé Burj Dubaï) inauguré le 4 janvier 2010. Avec sa hauteur finale de 828 mètres, il est la plus haute structure construite par des hommes. Seulement, dans la course à la démesure, il semblerait qu'il sera bientôt dépassé par la Kingdom Tower de Djeddah en Arabie Saoudite d'ici 2018 !
     Sur la gauche de la carte postale, nous voyons les Emirates Towers, gratte ciel haut de 355 mètres. 
     Je remercie Alexandre S. pour cette petite excursion à Dubaï que je ne verrai sans doute jamais de mes propres yeux. Merci de me faire partager ainsi tes voyages. 



dimanche 28 septembre 2014

Allemagne-Francfort sur le Main.

      Aujourd'hui, j'ai reçu une carte d'Allemagne et plus précisément de Francfort sur le Main, c'est-à-dire de Francfort. En faisant mes traditionnelles recherches sur internet pour avoir de quoi commenter la carte reçue, je découvre qu'en Allemagne, il n'y a pas une seule ville de Francfort mais deux : 
- Francfort désigne communément la ville de Francfort sur le Main 
- mais il existe aussi Francfort sur l'Oder. 
     Francfort est actuellement la cinquième ville d'Allemagne par sa population, la quatrième place financière et la troisième ville d'affaire d'Europe. Elle fait donc concurrence à Berlin notamment au niveau de son PIB (le plus élevé d'Allemagne). 
     Si je savais que son aéroport international était un gigantesque carrefour européen, j'ignorai qu'il n'était nul besoin d'aller jusqu'à Manhattan à New York pour contempler des gratte ciel. Des gratte ciel en Allemagne ? Je ne l'aurai pas imaginé. En voyant cette prise de vue sur la ville, je découvre que des décors aux airs d’Amérique se situent aux portes de la Suisse. 
      Merci à Alexandre, un ancien excellent élève de français, qui a su inverser les rôles professeur-élève puisque c'est lui maintenant qui m'apprend des choses sur le monde. On pourrait presque dire qu'il est les jambes (il parcours le monde) et que je suis la tête (je commente les cartes) : ne formons-nous pas un duo complémentaire ? 
      Merci d'avoir tenue ta promesse de m'envoyer des cartes. 
     Défi n° 1 : Maintenant que j'ai Francfort sur le Main, qui va m'envoyer une carte de Francfort sur l'Oder ? Aller, je patiente...
      Défi n° 2 : j'ai actuellement six cartes postales de l'Allemagne. A partir de dix cartes postales, je créerai un album spécifique à ce pays. Qui va m'envoyer les quatre cartes manquantes ?





jeudi 7 août 2014

Ile Maurice, fleurs.

     Voici une nouvelle carte postale de l'Ile Maurice. Cette carte toute simple révèle à elle seule toute la créativité de la nature. Autant de fleurs magnifiques, colorées, diverses et variées. Moi qui adore prendre en photographie les fleurs et la végétation, me voilà comblée. Je rêverai d'être une abeille pour pouvoir butiner d'une fleur à l'autre, passant au gré de mes envies du jaune au rose délicat, au rose fuchsia, au violet, au vert, etc. Je ne saurai plus où me poser. Je volerai aussi d'une texture florale à l'autre. Certaines fleurs paraissent douces, d'autres lisses, d'autres encore piquantes. Mais n'ayant pas froid aux yeux, je m'essayerai à toutes les couleurs, à toutes les textures. Et quand je serai lasse, je me poserai juste au milieu d'un gigantesque nénuphars. L'espace d'un instant, je  m'imaginerai Monet peignant un de ses 250 Nymphéas. Puis il serait temps de rentrer à la ruche, mes pattes pleines de pollen et la bouche et le jabot pleins de nectar. 
     Je remercie mon amie Michèle qui me fait partager chaque fois les merveilles de son île paradisiaque.


lundi 4 août 2014

Norvège, Stavanger.

       Aujourd'hui, j'ai reçu cette carte de Norvège et plus précisément de Stavanger
     Les maisons colorées et en bois semblent sorties d'une autre époque. Mes recherches m'indiquent d'ailleurs que la vieille ville de Stavanger avec sa cathédrale médiévale et les nombreuses maisons de bois datent du XVIIIe et du XIXe siècles. Le mariage des diverses couleurs des façades semble affoler le ciel bleu qui exprime son émoi en laissant filer les nuages tels de la barbe à papa. Quand on quitte la vieille ville, il est possible de faire une randonnée de deux heures (deux heures trente selon les expéditeurs de la carte !) sur une falaise escarpée afin d'admirer la vue sur les Fjords. Je n'en ai jamais vue de mes yeux... Un jour peut être ? Un fjord ? C'est l'histoire d'un glacier avançant de la montagne à la mer. Avançant, glissant, creusant la roche de la plaine, le glacier gagne en terrain qui bientôt se retrouve en dessous du niveau de la mer. Las de tant de combats, il disparait en laissant derrière lui une couche qui sera bientôt occupée par les eaux de la mer. Jalouses, les eaux douces viennent bientôt prendre place auprès des eaux salées. D'un commun accord pacifiste, eaux douces et eaux salées cohabitent ensemble au milieu des montagnes qui les regardent sereinement. Le ciel vient les rejoindre et se mire dans les eaux calmes de ce qui est alors un fjord. Finalement, un fjord est une histoire d'amour et de passion entre les divers éléments de la Terre ! En les regardant, nous devenons les témoins de cette passion. 
      Je remercie mes fidèles expéditeurs de cartes postales, Carmen et Quentin.


mercredi 23 juillet 2014

Croatie, Vrsar.

     Avec cette carte postale, c'est le 63ème pays que je peux ajouter à ma collection : la Croatie ! Cette carte me vient de Vrsar. Nom facile à écrire mais, me semble-t-il, impossible à prononcer. Les Italiens diraient Orsera. Et les francophones diraient comment ? A défaut de savoir prononcer le nom de ce lieu magnifique, je vous propose un (microscopique) acrostiche le décrivant : 
Ville
Resplendissante,
Sereinement
Accueillante,
Reposante. 
     Certes, je ne suis pas Apollinaire mais j'essaie toujours d'écrire avec l'encre de mon cœur. Cette ville est lumineuse de soleil et le plan d'eau du premier plan est apaisant. 
     Je remercie Désirée, une collègue aussi optimiste que je suis pessimiste (à moins que ce ne soit le contraire ? Ah ! Comment classer les pessimistes Schopenhaueriens qui sont si pessimistes qu'ils en paraissent optimistes ?), qui a pris le temps de partager son voyage alors qu'elle n'envoie que très rarement des cartes postales. Elle pense à ma collection et cela me touche véritablement.


lundi 14 juillet 2014

Royaume Uni, Irlande du Nord : La Chaussée des Géants.

     Je reçois ce jour une partie du Royaume Uni et de l'Irlande du Nord : Giant's Causeway ou la Chaussée des Géants
     Cette formation volcanique située sur la côte d'Irlande du Nord se caractérise par environ 40 000 colonnes (ou orgues basaltiques) hexagonales verticales juxtaposées. L'ensemble, érodé par l'action de la mer, évoque un pavage qui débute de la base de la falaise et disparait dans la mer. Le site est inscrit sur la liste du patrimoine mondial de l’UNESCO depuis 1986. Ça c'est la partie historique de la carte. 
     Pour la partie imaginaire, c'est tout un univers fantastique qui s'offre à moi à travers cette carte postale. Je m'imagine des fées volant au dessus de ce paysage. Des lapins, des lutins et le Petit Poucet de Charles Perrault portant les bottes  de sept lieues feraient la course avec d'autres Géants ! A chaque saut, tantôt sur une colonne asséchée au soleil, tantôt sur une colonne arrosée par les flots, tantôt sur une colonne creuse et alors emplie d'eau salée, retentirait un son différent. Chacun allant à son rythme, c'est une symphonie qui résonnerait alors jusqu'au large. Des sirènes répondraient alors de leur chant mélodieux. Le soir venu, une brume mystérieuse envelopperait le tout et ce serait des murmures, des chants, des hymnes qui retentiraient dans la nuit divine. 
     Merci  à Michèle, mon amie et ancienne collègue estudiantine, pour cette petite escapade sur les touches d'un orgue original !


mardi 1 juillet 2014

Jordanie-Pétra


     Il est des cartes qui sont, à mes yeux, de véritables joyaux. Celle-ci en fait partie puisqu'elle me permet d'ajouter un 66ème pays (Jordanie) à ma collection entre le Japon et le Kenya.
      Au travers de cette carte de Jordanie, je me dois de remercier divers protagonistes dont voici la liste non exhaustive : 
- Je remercie les Edomites qui ont créé Pétra vers la fin du VIIIe siècle av. J.-C.
- Je remercie les Nabatéens : Ce peuple arabe s'est établi au sud de la Jordanie et il a choisi ce poste stratégique pour dominer les routes commerciales de l'ancienne Arabie. Ils ont contribué à la prospérité de Pétra. La ville qu'ils bâtirent était admirée pour sa culture raffinée, son architecture massive et son ingénieux réseau de barrages et de canaux.
- Je me demande s'il faut remercier Rome qui, voyant une menace dans la prospérité de cette ville, annexa le royaume Nabatéen à la province romaine en l'an 106 après J.C. Pétra disparue totalement de la circulation pendant plusieurs centaines d'années.
- Je remercie Johann Burckhardt (nommé aussi Johann Ludwig Burckhardt ou John Lewis Burckhardt) qui entendit parler de Pétra en tant que Cité disparue qui relevait dorénavant du mythe. Il réussit à convaincre les bédouins (que je remercie donc aussi) de l'y accompagner et il découvrit alors, en 1812, la sublime façade du Khazneh. Cependant, ce n'est qu'en 1924 que les premières fouilles archéologiques ont été entreprises.
- Je remercie l'Unesco qui a classé le site de Pétra au Patrimoine Mondial en 1985. 
- Je remercie aussi l'expéditrice de cette carte, Annick, qui a pensé à ma collection de cartes postales. 
      Maintenant que j'ai remercié différents protagonistes, je peux m'exprimer quant à la merveille qui est sur cette carte postale. Un tel monument sculpté à même la roche est tout simplement un véritable bijou architectural qui ne peut inspirer que l'admiration et stimuler l'imagination. 
       D'ailleurs, en 1930, Agatha Christie situe l'intrigue de son roman Rendez-vous avec la mort à Pétra. 
     Tintin aussi visite Pétra mais la magie de la bande dessinée déplace ce lieu de la Jordanie à l'état imaginaire du Khemed.
      Enfin, un film (parmi d'autres) tel que Indiana Jones et la dernière croisade nous fait profiter de ce lieu fantastique.
      Cette carte m'offre un nouveau pays, un lieu du Patrimoine Mondial de l'Unesco, du rêve et bien d'autres choses. Mille mercis.

lundi 8 juillet 2013

Ile Maurice-Flic en Flac


Ile Maurice-Flic en Flac
     Voici une carte de l'Ile Maurice et plus précisément d'une plage de Flic en Flac. Ah ! Les plages de l'Ile Maurice !!! Les cartes postales semblent bien pâles quand on connaît ces plages-là en vrai. C'est si beau, si chaud... Les plages tout autour de l'île sont autant de spectacles dont il est impossible de se lasser. Le ciel bleu, la mer transparente, le sable chaud et les poissons multicolores. Si vous tendez l'oreille, vous entendrez certainement du séga mauricien. 
     Ah ! Cela me rappelle un week-end de folie passé sur une plage de Maurice : avec mon mari et des  amis, nous avions emmené les plats (riz, légumes, fruits et "tangue" c'est à dire du hérisson : si, si, je vous assure, le tangue, bien cuisiné par la population locale et bien relevé au piment, c'est un délice), les boissons, un groupe électrogène pour pouvoir écouter du séga toute la nuit. Nous avions dormi sous une bâche tendue et nous avions contemplé le lever du soleil. Après cela, nous nous étions jetés dans l'océan et nous avions joué dans les vagues. Ah ! Que de souvenirs ! Les fêtes sur la plage à Maurice c'est à vivre une fois dans sa vie. 
     Merci à Michèle pour cette carte qui me rappelle tant de bons souvenirs.

Ile Maurice (n° 2).


Ile Maurice 2
     J'ai reçu cette carte de l'Ile Maurice et là, pour une fois, ce n'est pas tant un voyage virtuel que l'on m'offre. C'est un festival de souvenirs. En effet, j'ai eu l'occasion d'aller 3 semaines à l'Ile Maurice avec mon mari et un couple d'amis. 
     La première image (en haut à gauche), c'est l'Eglise de Cap Malheureux. Je l'ai visitée et je me souviens de sa magnifique toiture rouge qui contraste tant avec le sable blanc de la plage. Je me souviens avoir acheté un magnifique collier de coquillages sur la plage. 
     La deuxième photographie (en haut au centre), c'est Chamarel aussi appelé la Terre aux sept couleurs. Je me souviens du feu d'artifice de couleurs toutes aussi magnifiques les unes que les autres. Avant d'arriver sur ce site, il est possible d'admirer la cascade de Chamarel, splendide spectacle de la nature. Ensuite, cette terre aux sept couleurs est magique et idéalement sertie dans un écrin de verdure, de végétation luxuriante, le tout bercé par le chant des tortues géantes en rut (à Pâques, elles étaient en rut et je peux vous dire que les tortues sont tout sauf silencieuses. Elles ont de la voix !). 
     Les images de la plage, du reptile et de la fleur me rappellent tout autant ce petit paradis qu'est l'Ile Maurice et dans lequel j'ai eu l'occasion de séjourner. 
     Seul le rocher avoisinant le Morne m'est encore inconnu. Il semble flotter sur l'eau. Ce sera quelque chose à voir de mes propres yeux lors d'un prochain voyage là bas. 
     Je remercie vivement Michèle qui pense toujours à moi où qu'elle aille, seule, avec son mari ou avec toute sa famille. Merci.


vendredi 28 juin 2013

Pays Bas-Amsterdam.


Pays Bas-Amsterdam

     J'avais reçu cette carte des Pays Bas (Amsterdam) juste avant que mon ancien blog ne soit totalement inaccessible. J'ai dû attendre le retour de mon ancien blog. Attendre de comprendre qu'il n'était plus possible de travailler avec la nouvelle administration du blog. Enfin, il a fallu que je refasse un tout nouveau blog (celui-ci présentement). Que de travail... Mais je peux enfin reprendre mon projet de voyage virtuel par cartes postales.
     En recevant cette carte surprenante, je peux ajouter un nouveau pays à ma collection : les Pays Bas
    Ce que représente cette carte est assez surprenant : un "lunch o mat" c'est à dire une machine automatique à repas... Pourquoi pas ? Moi, personnellement, je préfère manger de manière plus "traditionnelle" : belle table bien dressée, belle présentation dans l'assiette et agréable compagnie. Et surtout prendre le temps d'un repas même si parfois on n'a pas vraiment le temps.
     En guise de commentaire derrière la carte ? Toujours le même mode opératoire anonyme : 
date, lieu, pictogramme météorologique, température, mots clés (Hôtel Hortus) et deux bonshommes dessinés. 
     Merci aux expéditeurs aussi anonymes soient-ils, je les porte dans mon cœur.

mercredi 19 juin 2013

Thaïlande - Phang Nga.


Thaïlande-Phang Nga

     Un petit tour en Thaïlande ? Vous voulez découvrir Phang Nga ? Allez, suivez-moi. Ou plutôt suivez avec moi le parfum de splendeur que dégage cette carte postale.
     Que de couleurs : le ciel bleu éclatant, les nuages blancs resplendissants, les fleurs rose délicat, la végétation verte respirant bon le printemps, et enfin, les sculptures or éblouissantes.
     Le décor est apaisant et les monuments et les statues sont sublimissimes.
     Merci pour ce moment de concentration sur soi et les merveilles du monde.
     Merci à mes très fidèles expéditeurs de cartes postales Carmen, Quentin et Valentine.

mardi 16 avril 2013

Belgique - Mons.



  
Belgique-Mons
     Aujourd'hui, j'ai reçu ma 7ème carte postale de Belgique : j'avais déjà une carte générale sur ce pays, une carte des Ardennes, une de Brugge, deux de Bruxelles, une d'Escaut et maintenant, je peux ajouter une carte de Mons. Je vais bientôt atteindre le nombre de 10 cartes pour ce pays et je pourrai alors créer un album spécifique  "Album Belgique (cartes postales)"...
     Cette carte représente la Ducasse de Mons et le combat dit de "Lumeçon". C'est donc une véritable découverte et un véritable voyage virtuel puisque je ne connaissais pas du tout cette "tradition" qui semble autant magnifique que populaire au vu du nombre impressionnant des participants et spectateurs !
     La Ducasse de Mons est une fête datant du Moyen Âge qui mêle des histoires de peste (7 octobre 1349) et de processions de reliques de sainte Waudru (patronne de la ville) et de la collégiale montoise : Ces dernières furent amenées dans un char jusqu'aux bruyères de Casteau, et furent réunies avec les reliques de saint Vincent de Soignies, époux de Waudru. L'épidémie cessa. On attribua le miracle à sainte Waudru et on décida de répéter la procession tous les ans (le dimanche de la Trinité).
     En 1440, la procession inclut le mystérieux combat entre le chevalier saint Georges et un dragon (en fait un crocodile de Libye ou d'Égypte).
      En 1704, des diables prennent part au combat.
    Les hommes en blancs ne sont pas vraiment là puisque le blanc symbolise leur invisibilité : ils font mouvoir le Dragon et représentent ses pattes.

     Le combat dit de « Lumeçon » a lieu sur la Grand Place de Mons le dimanche de la Trinité et se termine à 13 heures précises. Saint Georges, symbolisant le Bien, est chargé de mettre hors d'état de nuire le dragon, symbolisant le Mal, monstre géant d'osier qui mesure une dizaine de mètres.

      Saint Georges tente à plusieurs reprises de tuer la Bête à l'aide de lances et de coup de pistolet. Le saint finit par terrasser le dragon au troisième coup de pistolet.
     Pendant toute la durée du combat, les porteurs du dragon font plonger la queue dans le public qui tente alors de s'emparer du crin qui la constitue et les rubans : ils sont censés porter bonheur pendant un an à celui qui le porte.
     Je remercie chaleureusement Anne-Marie pour ce voyage expresse dans un pays encore trop peu présent sur mon blog. Merci et amitié.